Vente à la bougie, vraie ou fausse bonne affaire ?

Immobilier | 22 juillet 2019

Qu’est-ce qu’une vente à la bougie ?

Le nom de “vente à la bougie” vient du fait que la durée des enchères lors de ce type de vente, organisée par les chambres de notaires, est limitée à la consommation de deux bougies. Tous les types de biens immobiliers y sont vendus – appartements, maisons, cave, lots commerciaux – et c’est l’acheteur qui fait la meilleure enchère qui remporte le bien.

Les biens sont mis à la vente sur des sites spécialisés, et des visites collectives sont en général organisées un mois avant la vente. C’est le vendeur qui fixe le montant du bien à vendre. Il est en général inférieur à 30% du prix du marché afin d’attirer plus d’acheteurs, mais comme toute enchère il peut s’envoler très haut !

Comment participer ?

Afin de prendre part à la séance d’enchères, l’acheteur potentiel doit se présenter le jour de celle-ci et s’enregistrer auprès du notaire chargé de la vente. Il doit alors fournir un chèque de consignation du montant indiqué dans le cahier des charges ou dans l’annonce.

Le montant du chèque représente généralement 20 % du montant de la mise en vente. Contre le chèque, le notaire remet un numéro permettant d’enchérir. Les personnes qui n’ont pas remporté l’enchère récupèrent leur chèque de consignation.

Achat d’un bien en vente à la bougie

Une fois l’enchère remportée, l’acheteur dispose de 45 jours pour régler la totalité du prix et les frais liés à l’achat. Les frais sont les suivants :

  • La rémunération du notaire.
  • Les frais d’organisation et de publicité de la vente : de l’ordre de 2 % hors taxe du montant de la vente. ils sont parfois pris en charge partiellement par le vendeur !
  • Les droits de mutation classiques à tout achat immobilier.

Attention ! Si l’acquéreur ne règle pas le prix dans le délai de quarante-cinq jours, le vendeur peut :

  • Soit demander le paiement d’intérêts au taux légal en vigueur sur la somme restant à régler.
  • Soit demander à ce que le bien soit remis en vente au prix initial, à charge pour l’acheteur de payer la différence entre le prix qu’il aurait dû payer et le nouveau prix de vente ; c’est ce qu’on appelle une «folle enchère» ;

A noter que les ventes aux enchères immobilières diffèrent des ventes classiques en ce qu’il n’y a pas de délai de réflexion pour l’acquéreur et pas de clause suspensive d’obtention de prêt. Il faut donc avoir préparé à l’avance son financement !

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